Paris, avril 2006
À tous les médias
STRIP #1
Le STRIP FILM FESTIVAL est heureux de vous annoncer la tenue de sa première édition, du 31 mai au 4 juin 2006. Durant cinq jours, sera présentée à un large public une sélection de films qui échappent aux programmations parisiennes, qu’ils soient totalement inédits, qu’ils n’aient jamais été projetés ou bien qu’ils viennent d’être réalisés, qu’ils viennent de France, du Brésil ou des États-Unis. Nos programmations sont soutenues, notamment, par la société de production d’agnès b., Love Streams agnès b. productions.
Les points forts de la programmation de 2006 se trouvent d’abord dans le catalogue de films du XXème siècle qui, bien que majeurs, sont d’un accès difficile ou de diffusion très restreinte : films de Samuel Beckett, Rudy Burckhardt Maya Deren ou Robert Smithson. La scène contemporaine sera présente avec des travaux de poètes et plasticiens (Christophe Hanna, Franck Leibovici), d’artistes plasticiens vidéastes (Pierre Reimer, Charles Atlas, Ernesto Neto, Rebecca Dolinsky, Antoine Catala) et de réalisateurs (Nemo Librizzi, Ben Russell, Marie Losier, Henry Hills, Tom Jarmusch).
Le STRIP #1 espère atteindre son objectif premier : donner à voir à Paris des programmes de cinéma atypiques, pointus et résolument pluridisciplinaires.
Marion Naccache et Franck Leibovici, deux anciens du bureau directeur du PIUFF©, ont choisi de créer cette nouvelle structure, le STRIP, afin de poursuivre leurs investigations cinématographiques. Marc Audi se joint à eux pour ce nouveau projet. Les spectateurs auront l’occasion de rencontrer certains des réalisateurs sélectionnés et des programmateurs d’autres festivals internationaux invités pour l’occasion.
Pour mieux faire connaissance avec le STRIP #1, nous vous proposons dans les pages qui suivent une présentation plus complète du festival, avec sa programmation détaillée.
Pour toute information supplémentaire : Marion Naccache / Marc Audi
stripfilmfestival@gmail.com
Meilleures salutations
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Lieux et dates du festival
Mercredi 31 mai: La Ménagerie de Verre se propose d’accueillir le STRIP pour une fête d’ouverture/soirée de projection 12/14 rue Léchevin 75011 Paris. « Open boukha bar »
Jeudi 1er, vendredi 2, samedi 3 et dimanche 4 juin : le festival se déroule au Cinéma Le Quartier Latin, au 9 rue Champollion 75005 Paris.
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Présentation du festival
Pendant cinq jours, du 31 mai au 4 juin 2006, le cinéma Le Quartier Latin (75005 Paris) et la Ménagerie de Verre (75011) accueillent le STRIP.
Le festival se donne les objectifs suivants :
1. Offrir au public une sélection de films anciens et récents rarement programmés, car souvent indisponibles ou confidentiels, détenus par des institutions privées à l’étranger, ou par les artistes eux-mêmes. Diffuser également des oeuvres visuelles numériques contemporaines, achevées ou en cours, d’une haute exigence formelle et originalité, afin que le public du STRIP puisse suivre, en direct, l’actualité de la création filmique.
2. Présenter, souvent en première française ou internationale, les oeuvres d’artistes français auprès de commissaires et programmateurs étrangers, invités à Paris par le STRIP, et qui pourront ensuite les diffuser dans les festivals et autres manifestations consacrés à la création filmique et numérique.
3. Mettre en contact direct les artistes français avec les réalisateurs, artistes, et les diffuseurs étrangers invités par le STRIP, hors des réseaux officiels.
4. Ouvrir le STRIP aux autres formes d’expression artistique contemporaines (en invitant danseurs, musiciens, etc.)
5. Proposer des éditions du STRIP dans les autres grandes capitales de la création : New York, Barcelone, Rio de Janeiro…
Le STRIP FILM FESTIVAL est dirigé par Marion Naccache, Marc Audi et Franck Leibovici. Il n’a pas pour vocation de décerner directement des prix dans la mesure où il ne se veut pas hiérarchique. Au contraire, ce sont les critères de sélection très stricts qui constituent en eux-mêmes une reconnaissance, par la profession et dans le champ de la pratique (selon un mode peer to peer), gages de la haute qualité et singularité des écritures des artistes contemporains sélectionnés, cette reconnaissance valant comme label international.
En effet, le STRIP FILM FESTIVAL s’est appliqué à se faire connaître des réseaux d’information et d’échanges internationaux.
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Historique du STRIP
Paris Underground Film Festival© et STRIP
Marion Naccache et Franck Leibovici étaient de 2003 à janvier 2006 co-directeurs du PIUFF© (paris underground film festival), période durant laquelle avait été mis en place un pont actif d’échanges artistiques entre Paris et New York. En 2006, ils fondent, avec Marc Audi, le STRIP FILM FESTIVAL, dont la première édition se tient du 31 mai au 4 juin 2006. Le PIUFF© continue son chemin de son côté.
STRIP FILM FESTIVAL
Le principe fondateur du STRIP, réside dans sa volonté de mettre en place des réseaux d’échanges artistiques internationaux, non réductibles à des liens institutionnels. Une rapide cartographie des passerelles déjà actives permet de cerner assez précisément la nature de ces échanges.
Marion Naccache effectue depuis 2003 des séjours annuels de plusieurs mois à New York afin de chercher des films américains et d’y diffuser des films français. L’enjeu consiste à établir un pont entre les deux scènes contemporaines de Paris et New York, afin d’avoir accès aux nouvelles créations visuelles et artistiques de chaque côté de l’Atlantique et de stimuler leur circulation. Elle a mis en place plusieurs partenariats :
* avec le New York Underground Film Festival, qui s’est traduit par l’invitation de sa Directrice de la programmation, Kendra Gaeta. Le NYUFF (manifestation de réputation internationale, considérée comme une référence en matière de vidéos et de films d’artistes hors circuits de production et de distribution commerciale) a ainsi pu réaliser sa première tournée européenne, avec un passage à Paris, une tournée à Londres et à Berlin. Le pari a été tenu puisque le NYUFF a fait connaître à son audience locale et internationale des travaux français qui, depuis New York, ont voyagé ensuite vers Liverpool, Berlin, Houston….
* avec également les programmes hebdomadaires et mensuels, Ocularis (Brooklyn) et le Robert Beck Memorial (East Village). Ainsi, Marie Losier, qui organise de ces deux événements, sera présente pour le STRIP #1, afin de puiser, si elle le désire, dans notre sélection française. Également programmatrice à l’Alliance Française, elle a d’ailleurs déjà montré le long-métrage censuré pendant plusieurs dizaines d’années de Jean-Max Causse (qui accueille le STRIP dans ses salles de cinéma) Le Franc-Tireur, donnant enfin à ce film une visibilité internationale bien méritée.
Franck Leibovici a lui tissé des liens solides avec la scène artistique contemporaine brésilienne de Rio de Janeiro, et notamment avec la galerie, A Gentil Carioca, qui propose d’inviter le STRIP pour une édition « hors les murs » dans le courant de l’année 2007.
Marc Audi, enfin, qui réside une partie de l’année à Barcelone, est en train d’instaurer des partenariats avec les festivals de cinéma et vidéo espagnols l’Alternativa, LOOP Barcelona, MECAL et l’ Xcentric.
Devenir des films…
Un certain nombre de films des programmes précédents ont connu un fantastique parcours institutionnel après leur diffusion à Paris. La Biennale du Whitney Museum à New York a ainsi montré le travail de deux artistes que nous avions précédemment programmées, In Order Not to be There de Deborah Stratman en 2004, et The Ontological Cowboy, de Marie Losier, en 2006. Les films de Pierre Reimer ont eux étés sélectionnés au Liverpool Underground Film Festival, Chicago Underground Film Festival, Festival de Cannes… Enfin, les films de Tom Jarmusch, qui présente lors du STRIP son tout dernier travail, bénéficient d’une plus grande visibilité depuis leur passage à Paris. Programmés à l’Alliance Française, où ce film a été présenté en première partie du cycle Claire Denis, puis au festival Paris-Berlin…
STRIP #1
STRIP #1 se déroulera en deux temps : un premier consacré à la scène contemporaine française, américaine, espagnole, brésilienne, etc. Un second, plus historique, dédié aux travaux importants qui ont « fait » l’underground américain : ainsi lors de nos programmations précédentes avions-nous montré des films de Rudy Burckhardt, George et Mike Kuchar, Rafik, Richard Kern, Andy Warhol ou encore Jack Smith.
La question des sous-titres français est cette année résolue par la collaboration du STRIP avec Noura Wedell, traductrice new-yorkaise qui prend en charge la traduction d’un certain nombre de films qu’il nous était jusqu’alors impossible de montrer à un public Français.
Les programmes dédiés à la scène contemporaine du STRIP #1 seront plus largement centrés sur un réalisateur ou une pratique lorsque nos programmations antérieures visaient à donner à voir un maximum de réalisateurs différents. Ce choix de proposer des gros plans, s’explique par le fait qu’au terme de trois années de recherches de films, certains travaux nous ont semblé mériter d’être montrés dans leur quasi-exhaustivité pour la première fois en France.
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Programmes
Scène contemporaine :
Charles Atlas
Antoine Catala
Rebecca Dolinsky
Christophe Hanna
Henry Hills
Tom Jarmusch
Franck Leibovici
Nemo Librizzi
Marie Losier
Ernesto Neto
Pierre Reimer
Ben Russell
…
Underground Legends :
Rudy Burckhardt
Samuel Beckett
Robert Smithson
Maya Deren
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Scène contemporaine : Pierre Reimer
En présence de Pierre Reimer
Un gros plan sur ses tout derniers films. Le STRIP est très heureux de proposer un programme entièrement dédié à la production cinématographique de Pierre Reimer. Ce programme se compose des tous derniers travaux vidéo réalisés en 2004-2005, Week-End, Driving et Vélo.
Week-End 2004 Pierre Reimer Vidéo
Driving 2005 Pierre Reimer Vidéo
Vélo 2005 Pierre Reimer Vidéo
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Scène contemporaine : Nemo Librizzi
En présence de Nemo Librizzi
Première Française
Lay Down Old Man (2005) est un documentaire sur les Crips et les Bloods, les deux principaux gangs américains. Les événements qui ont mis le feu aux poudres dans les rues de Los Angeles, la violence des gangs sont autant de facettes méticuleusement évitées dans ce film. Deux films en un, en réalité, sur l’histoire des deux gangs, qui montre les liens historiques entre Crips et Bloods via le récit de deux membres fondateurs de chaque faction, refusant le glamour « pistolets/Mercedes/belles nanas » habituellement associé au traitement de ce type de terrains. Nemo Librizzi n’a jamais étudié le cinéma, son amour des films l’a cependant conduit à un savoir et une maîtrise inhabituels. Il effectue son apprentissage auprès de réalisateurs tels que Julian Schnabel et Jim Jarmusch pour lequel il occupe le titre tellement prisé de « hang out buddy » au générique de Dead Man. Lay Down Old Man constitue son adoubement au statut de réalisateur. New-yorkais pure souche, Nemo a étudié la philosophie et les religions à l’Université de Columbia, il est une figure du graffiti et de la scène hip-hop new-yorkaise.
Lay Down Old Man 2005 Nemo Librizzi Vidéo
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Scène contemporaine : Marie Losier
En présence de Marie Losier
Première Française
Le festival insistera également sur le travail de Marie Losier, en lui consacrant une quasi rétrospective montrant ses « films portraits » et ses « films de famille ». Bird, Bath and Beyond (2003), portrait onirique de Mike Kuchar dans lequel celui-ci flotte au milieu de ses souvenirs, de l’espace, du ciel et de la mer en surimpression photographique. Enveloppé de costumes étranges, il joue avec les créatures imaginaires qui l’entourent, et fait ses surgir celles de sa propre imagination. Electrocute Your Stars (2004), est le pendant Bird, Bath and Beyond, portrait cette fois-ci, de Georges Kuchar voyageant entre neige de confetti, éclairs de stroboscopes et vent artificiel, éléments qu’il décrit dans son journal météorologique. Puis Georges rejoint Janet Leigh sous la douche. Vêtu d’un imperméable rouge et d’un bonnet de bain, lisant des bandes dessinées et soufflant des bulles de savon, il décrit ses rituels de bains et la réalisation de son film Hold Me While I’m Naked (montré lors de la première édition du PIUFF©). The Ontological Cowboy (2005), enfin, est un portrait du metteur en scène Richard Foreman. Ce film met en évidence l’évocation de Foreman du « destin manifeste » du théâtre d’avant-garde. Il joue son propre rôle et les autres acteurs miment ses préoccupations. La violente renaissance du théâtre américain grâce à un Foreman faisant office de sage-femme. Eat My Makeup ! (2005), et Flying Saucey (2005-2006), enfin, « films de famille » dans lesquels un pique-nique se transforme en bataille de tartes à la crème et où une intrigante marmite pleine de spaghetti atterrit sur un toit pour laisser y « débarquer » une ribambelle de personnages en mal de sauce tomate…
Bird, Bath and Beyond 2003 Marie Losier 16mm
Electrocute Your Stars 2004 Marie Losier 16mm
The Ontological Cowboy 2005 Marie Losier 16mm
Eat My Makeup ! 2005 Marie Losier 16mm
Flying Saucey 2005/6 Marie Losier 16mm
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Scène contemporaine : Ernesto Neto (sous réserve)
En présence de Ernesto Neto
Autoportrait de l’Artiste, (2003), est une vidéo de l’artiste brésilien Ernesto Neto. Ce film est une sorte de numéro loufoque de Neto expliquant de façon détournée les mécanismes du marché de l’art qui pousse les artistes à produire toujours plus afin de rester sur le devant de la scène.
Autoportrait de l’artiste 2003 Ernesto Neto Vidéo
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Scène contemporaine : Henry Hills
En présence de Henry Hills
Réalisateur issu de l’East Village des années 80, il a, dès ses débuts, travaillé en collaboration avec les plus grands musiciens expérimentaux de l’époque, John Zorn, Christian Marclay, (tous trois alors tout jeunes…), ainsi qu’avec les poètes du groupe L=a=n=g=u=a=g=e (Charles Bernstein, Bruce Andrews), des chorégraphes comme Merce Cunningham, des danseuses comme Sally Silvers, il fut enfin et il est encore très lié à Abigaïl Child.
Son travail consiste à reformuler les propositions de la musique, de la poésie expérimentales ou de la danse contemporaine, mais dans son propre langage : ses films ne sont jamais des films sur la danse, sur la musique ou sur la poésie, mais des films de danse, des films de musique, des films de poésie. Sa filmographie est accessible sur le site http://www.henryhills.com/
Money 1985 Henry Hills 16mm
SSS 1988 Henry Hills 16mm
Little Lieutenant 1993 Henry Hills 16mm
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Scène contemporaine : Tom Jarmusch
Première internationale
Tom Jarmusch est artiste et réalise des films, des vidéos, des photographies, et utilise également d’autres médias. Il a travaillé avec Robert Frank, Claire Denis, Aki Kaurismaki, Ang Lee, Michael Almereyda et son frère, Jim Jarmusch. Il est acteur dans “ Jhonny Suede ” et dans “ Living in oblivion ” de Tom Dicillo, et dans “ The Golden Boat ” de Raoul Ruiz. Le STRIP est fier de pouvoir cette année encore montrer son travail, il présentera à Paris un film en post-production avec comme acteur principal Bill Rice, figure de l’underground new-yorkais décédé il y a quelques mois.
Tom Jarmusch « document, memory for my friend Bill Rice» 2006
a video sketch for a 16mm film
La programmation complète et définitive du STRIP #1, n’étant pas encore achevée, à ce programme s’ajouteront d’autres travaux tout aussi indispensables aux yeux de l’équipe du STRIP, notamment les films de Ben Russell, les diaporamas PowerPoint de Christophe Hanna et de Franck Leibovici, Antoine Catala, …
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Scène contemporaine : Charles Atlas
Le STRIP est très fier de montrer le travail cinématographique réalisé par Charles Atlas en collaboration avec Merce Cunningham. Les crédits Walkaround Time (1973) parlent d’eux-mêmes.. Chorégraphie : Merce Cunningham, musique : David Behrman, décor : « Le Grand Verre » de Marcel Duchamp supervisé par Jasper Johns, lumières : Richard Nelson, danseurs : Carolyn Brown, Merce Cunningham, Ulysses Dove, Douglas Dunn, Meg Harper, Susanna Hayman-Chaffey, Chris Koman, Sandra Neels, Chase Robinson, Valda Setterfield, caméras: Charles Atlas, James Klosty, Michael Nortborg.
« Un soir, à New York, Duchamp, Cunningham et Jasper Johns sont invités à la même fête, Johns a l’idée d’utiliser le Grand Verre de Duchamp comme décor d’un des spectacles de la compagnie de Merce Cunningham. Enthousiasme généralisé sauf pour Duchamp qui demande anxieux « qui s’en occupera ? » , « moi » réponds Johns, soulagé, Duchamp donne son feu vert… »
Walkaround Time 1973 Charles Atlas 16mm
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Underground Legends : Samuel Beckett
Pour filmer Buster Keaton dans « Film » en 1965, Samuel Beckett visita les États-Unis pour la seule fois de sa vie. Le génie absolu du film muet et burlesque vieillissant, joue un personnage, selon les propres mots de Becket, « cherchant à ne pas être ». Keaton tourne le dos à la caméra, à l’œil, et cherche par tous les moyens à effacer toute image et tout reflet… À l’admiration de Beckett pour Keaton et pour le cinéma – il voulut devenir cinéaste en 1936 – s’ajoute la rareté de ce film extraordinaire, qui passe pour le chef d’œuvre le plus inconnu et rare de tous.
Film 1965 Samuel Beckett 16mm
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Underground Legends : Rudy Burckhardt
Réalisateur de plus de 110 films et photographe immense ayant participé à la fabrication d’une certaine image mythique de New York - les néons de Time Square, les citernes d’eau du Queens, les New Yorkais pressé - Rudy Burckhardt a aussi été le photographe de peintres américains comme Jackson Pollock, Rauschenberg, ou Alex Katz, et de poètes, danseurs et chorégraphes (Edwin Denby).
Nous présenterons, pour cet hommage, un film de 1940, The Pursuit of Happiness et un film de 1965 Mulberry Street (with Joseph Cornell) qui tous deux élaborent une écriture singulière : à la fois documentaire, suite de micro narrations, constitution d’artefacts picturaux 20 ans avant le Pop’art, une véritable sociographie de New York City.
The Pursuit of Happiness 1940 Rudolph Burckhardt 16 mm
Mulberry Street 1965 Rudolph Burckhardt 16 mm
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Underground Legends : Maya Deren
« Meshes of the afternoon », réalisé et interprété par Maya Deren et son mari Alexander Hammid, est un film qui marque son abandon de la danse et son retour au cinéma. Le film développe une atmosphère de méfiance et paranoïa autour de deux amants meurtriers confrontés à une figure cachée par une capuche qui est aussi un miroir… Le film a fait naître le cinéma expérimental américain. L’adjonction d’une bande-son de Teiji Ito en 1959 en a fait l’un des tout premiers « clips » où le montage de l’image et du son sont inextricablement liés.
Meshes of the afternoon 1943 Maya Deren/Alexander Hammid 16mm
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Underground Legends : Robert Smithson
Peu après son achèvement en 1970, Robert Smithson décida de « faire le portrait » de « Spiral Jetty » en survolant les eaux du Lac Salé, dans l’Utah. La voix-off de l’artiste donne sans cesse les coordonnées spatiales, ajoutant aux gigantesques cercles de pierre basaltique un commentaire obsédant. C’est l’occasion de suivre le regard de l’artiste sur une œuvre qui reste pour la plupart du temps submergée et donc invisible.
Spiral Jetty 1970 Robert Smithson 16mm
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STRIP #1: invités
Pour sa première édition, le STRIP invite trois réalisateurs et un directeur de programmation américain. Henry Hills, figure décisive du cinéma underground de l’East Village dont notre équipe montre le travail depuis la première édition du festival viendra présenter son tout nouveau long-métrage Emma’s Dilemmas, en première française. Nemo Librizzi, figure du hip-hop underground new-yorkais présentera, également pour la première fois en France, son documentaire sur les Crips et Bloods (les deux gangs majeurs qui se partagent l’Amérique depuis les années soixante-dix), Lay Down Old Man. Ben Russell enfin, réalisateur et curateur à Providence New York, qui prépare un tour des Etats-Unis dont le but est de montrer ses programmes d’un bout à l’autre du pays, pourra s’il le désire puiser dans la sélection du STRIP.
Enfin, des invités des précédentes éditions ont décidé de revenir par leurs propres moyens cette année, les liens institutionnels se doublant encore une fois d’une solide amitié et d’un intérêt certain pour notre travail, ainsi Marie Losier et Tom Jarmusch seront à nouveau parmi nous.
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Médias
1. Le site Internet www.stripfilmfestival.com est à présent en ligne. L’internaute y trouvera la programmation (lieux, horaires, billetteries), des notices sur les films et les auteurs, et la liste de nos partenaires. Le site est hébergé par www.podemus.com premier site de podcasting européen, l’internaute y trouvera donc également des podcasts à durée limitée de films diffusés lors de nos précédentes programmations.
2. L’utilisation des supports presse écrite et radios ainsi que la fabrication de quelques grandes affiches, flyers et T-shirts imprimés (100-150), sont prévus. Ces supports ont été réalisés grâce au soutien de l’ENS-lsh.
3. Un listing email (2000) et postal (200) est constitué, et organisé en différentes catégories de personnes devant être présentes lors des deux jours de projection (réalisateurs, artistes, journalistes et critiques, institutionnels, organisateurs de festivals, etc.)
4. Enfin, le festival s’appuiera sur les relais et les supports de communication préexistant aux sites d’accueil : le cinéma Le Quartier Latin, et Love Streams agnès b. qui usent habituellement de flyers, newsletters, radios et magazines. Ceci permettra de produire une multiplicité d’émetteurs à cet événement.
5. Le festival sera annoncé non seulement par l’équipe du STRIP, mais aussi par l’ensemble des lieux possédant déjà un public acquis et régulier.
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Informations pratiques
Les dates :
du mercredi 31 mai au dimanche 4 juin 2006
Mercredi 31 mai 2006 soirée d’ouverture du STRIP à la Ménagerie de Verre.
12/14 rue Léchevin 75011 Paris
Les lieux :
Cinéma Le Quartier Latin
9 rue Champollion 75005 Paris
Les prix :
- séance : 7 €
Le blog : check it for updates ! www.stripfilmfestival.com
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