PROGRAMME STRIP #2
Scène contemporaine : Films de danse à la Ménagerie de Verre
Celina Portella et Elisa Pessoa
Depuis 2001, ces deux artistes développent un projet de vidéos de danse, tournées en super 8 transféré ensuite sur différents supports numériques.
Celina Portella est chorégraphe et danseuse. Elle a étudié le design et les arts plastiques et développe aujourd’hui différents projets incluant plusieurs types de supports : vidéo, performance et danse. Elle est également membre de la Compagnie de Danse de Lia Rodrigues à Rio de Janeiro.
Elisa Pessoa est vidéaste et photographe. Elle a étudié la pédagogie et les arts plastiques et travaille maintenant en tant que monteur. Elle réalise en ce moment un projet d’installations vidéo. Elles travaillent ensemble à des réalisations de vidéo-danse et d’art vidéo depuis 2001. Elles ont participé à plusieurs festivals comme le Rumos Itaú Cultural-SP 2007, le Festival IDN-Barcelona 2007, le Lusovideografia-RJ 2006, le Contemporâneo-RJ 2006, le Festival Dança em foco-RJ 2006, le Festival Frame-Porto 2006, l’exhibition Mostra Incorporações-RJ 2006, le Festival Dança Brasil 2003, etc..
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Underground Legends
Benet Rossell / Antoni Miralda
En présence de Benet Rossell, Cristina Giorgi, et Jaume Xifra
Trop souvent réduit en France à quelques aspects de la movida madrilène de la toute fin des années 1970 et du début des années 1980 (premiers films et court-métrages d’Almodóvar, clips de bandes mythiques comme Alaska y Dinarama, Nacha Pop, etc.), le cinéma expérimental et underground espagnol est riche de films et vidéos qui ne sont presque jamais projetés à Paris et rarement en Espagne.
Historiquement, Barcelone est une ville cumulant plusieurs circonstances particulières qui ont rendu la diffusion du cinéma expérimental très difficile : soumission à la répression politique très lourde du franquisme – notamment dans ses dernières années –, répression linguistique de la langue et de la culture catalanes pendant 40 ans, exil de nombreux artistes et réalisateurs, etc. Mais si la diffusion était très restreinte et même clandestine, la production est riche.
Autour de la Fondation Joan Brossa, du nom du poète expérimental qui a été au centre de presque toutes les dynamiques artistiques et littéraires d’avant-garde à Barcelone depuis les années 1940. Benet Rossell et Antoni Miralda ont été de ces amis brossiens.
Figures emblématiques du groupe des « conceptuels catalans à Paris » dans les années 1960 et 1970 – avec Jaume Xifra et Joan Rabascall, qui seront présents aux séances du STRIP –, Miralda et Rossell ont réalisé ensemble plusieurs films, dont nous présentons cette année une première sélection. Pierre Restany exposait depuis 1967 Miralda et ses petits soldats.
Films d’artiste sur les happenings cérémoniels et anti-militaristes qu’ils ont organisé dans ces années-là, ils ont à la fois une valeur cinématographique et documentaire sur leurs actions dans l’espace public parisien et barcelonais.
Dans París la Cumparsita (1972) la caméra de Rossell suit Miralda qui se promène un soldat blanc énorme sur le dos dans les rues de Paris. Nous sommes très heureux de présenter en première française Boum boum en avant la musique, dont la copie avait été égarée depuis 1974, qui a été projeté pour la première fois ce mois de juin. Miralda en soldat, Xifra en maréchal Foch, Pierre Restany en Madame Clémenceau le cigare au bec. « L’atmosphère que dégage le film est celle d’un doux délire » d’après Restany même, pamphlet ludique et critique, burlesque, féroce contre la guerre. Le Quixon (2001) suit la thématique deux premiers films, critique de la dernière guerre d’Irak. Sur la terrasse de Rossell, Miralda participe à un rituel nocturne et barcelonais de protestation, la cassolada.
París la Cumparsita (1972), vidéo, son, N&B, 25min.
Boum boum en avant la musique (1974-2007), vidéo, son, couleur, 27min.
Le Quixon (2001), vidéo, son, couleur, 5min.
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Scène contemporaine : Virgil Vernier - Ilan Klipper
En présence de Virgil Vernier et Ilan Klipper
Le STRIP est heureux de proposer un gros plan sur le travail documentaire du jeune réalisateur Virgil Vernier qui applique une méthode « à la Wiseman », non plus à l’institution et aux interactions qu’elle produit mais à ce qu’on pourrait nommer une destinée individuelle et collective de la jeunesse des années 2000.
Le STRIP diffusera FLICS, première partie, réalisé avec Ilan Klipper, un film qui se déroule dans une école de police, et CHRONIQUES DE 2005 à propos duquel Vernier affirme : « C’est le portrait de cinq personnages, trois garçons et deux filles, liés par une époque, une ville, une même errance, à la recherche de la lumière… »
CHRONIQUES DE 2005 (2007), vidéo, couleur, son, 84min.
FLICS, première partie (2006), vidéo, couleur, son, 74min.
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Scène contemporaine : La Rédaction
En présence de La Rédaction et Valérie
Le STRIP organise également une lecture/performance du dernier texte de La Rédaction, Valérie.
« Valérie est une jeune femme, modèle photo. Elle a connu une brève période de visibilité publique pour avoir participé à la saison numéro 2 d’une émission de télé-réalité durant laquelle, chaque fin de semaine, elle devait attendre qu’un gentleman célibataire la laisse continuer d’être à l’écran avec l’apparence d’essayer de le séduire. Maintenant elle a passé trente ans et elle désire s’exprimer par écrit : La Rédaction a décidé d’être son nègre. »
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Scène contemporaine : Jaime Pitarch
(LOOP FESTIVAL BARCELONA SELECTION)
Le STRIP a établi un principe de collaboration annuel et réciproque avec le LOOP Festival, qui a eu lieu du 23 Mai au 3 Juin 2007 (www.loop-barcelona.com). Couplé à la LOOP Video Art Fair, événement majeur du calendrier international qui réunit depuis maintenant quelques années des galeries européennes et notamment françaises présentant vidéos et installations vidéo dans un hôtel barcelonais, le LOOP Festival se propose d’occuper de multiples espaces de la ville avec des programmes constitués des commissaires de festivals étrangers. Le STRIP a fait office de délégation française cette année face à un public nombreux.
Le STRIP a sélectionné l’un des artistes barcelonais présents dans les dernières éditions du LOOP, Jaime Pitarch pour une quasi rétrospective de ses vidéos. Il a été également présent dans les dernières éditions de ARCO, de la FIAC, exposé à New York.
Pitarch utilise des éléments fabriqués par l’homme, précaires et souvent en équilibre instable, les démembre, désordonne et reconstruit. La distance entre le premier élément et le deuxième est le plus souvent dysfonctionnelle.
Bubble trap, vidéo, couleur, son, 5min
Dust to dust, vidéo, couleur, son, 26min
Relative vulnerability of an egg in space, vidéo, couleur, son
Domestic action vidéo, couleur, son, 2′14min
Domestic action vidéo, couleur, son, 1′53min
El síndrome de Rec & Pause, vidéo, couleur, son, 3min
Pain Killers. I, vidéo, couleur, son, 3’30min
Invading forces under fire of bombcorn, vidéo, couleur, son, 6’30min
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Underground Legends : Amos Poe
En présence de Amos Poe
Le STRIP est très fier de montrer The Blank Generation (1976) de Amos Poe. Documentaire mythique sur la scène punk new-yorkaise, le film est constitué d’un montage haché de séquences en 16mm sur une musique enregistrée sur cassette. L’effet produit : une totale désorientation. Les techniques : zooms brutaux, angles violents, éclairage aveuglant… Les performances : Talking Heads, Blondie, Ramones, The Patti Smith Group, Debbie, Harry, Television, Tuff Darts… Le lieu : le CBGB, sur Bowery Avenue, lieu d’élaboration du punk et du New Wave américains.
Amos Poe fréquentait le CBGB et a commencé a filmer les concerts à la fin des années 1970, avant que certains de ces groupes ne soient très connus. Notamment The Patti Smith Group, qui dans le film interprète une version fantastique de « Gloria », qui vous donnera envie de sauter, crier, courir dans la salle…
The Blank Generation a capturé, vers 1975-1976, une génération vide, non définie, post-hippie, post-activiste.
The Blank Generation (1976) ,16mm passé à vidéo, N & B, 55min.
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Scène contemporaine : Nemo Librizzi
En présence de Nemo Librizzi
Cette année nous montrons trois films courts de Nemo Librizzi dont nous avions déjà montré Lay Down Old Man, fantastique documentaire sur les Crips et les Bloods lors de la dernière édition du festival. Nemo Librizzi n’a jamais étudié le cinéma, son amour des films l’a cependant conduit à un savoir et une maîtrise inhabituels. Il effectue son apprentissage auprès de réalisateurs tels que Julian Schnabel et Jim Jarmusch pour lequel il occupe le titre tellement prisé de « hang out buddy » au générique de Dead Man. New-yorkais pure souche, Nemo a étudié la philosophie et les religions à l’Université de Columbia, il est une figure du graffiti et de la scène hip-hop new-yorkaise.
Le court métrage expérimental Feline Languor
(1999), réduction à l’essentiel - deux belles soeurs, une localisation poignante (une laverie), et un sublime morceau de musique -, fut tourné dans l’espoir qu’une fois construite, cette formule minimale constituerait un film…
Dans In the Cups, Ivan - un skateur new-yorkais et déménageur - est un ivrogne très démonstratif et même poétique… un contraste très fort avec sa mise quotidienne. Ce film est un enregistrement de sa transformation, une “étude” de ce qui arrive lorsqu’une coupe se vide dans un homme. L’action se déroule dans un décor dépouillé mais élégant. Notre sujet est aidé par des filles pour qu’il n’ait pas besoin de verser lui-même son whisky ou son eau (qu’il ne choisit jamais de toute façon). Bien que non écrit, l’action, au moins par moments, ou même le film vu en sa totalité, entre dans le royaume de la métaphore…
Dans Notes on a paper plane, tourné par Andrij Parekh, une jeune collégienne de Harlem, sommée par sa mère de trouver un travail, finit par vendre des journaux révolutionnaires. Les multiples rencontres avec ses voisins sont l’occasion de voir différentes réactions et autres sermons. À la fin de la journée, confondue par des conseils disparates, Hope ne sait plus si elle veut grandir vraiment…
Feline Languor
1999, 18min, vidéo, son.
In the Cups réunit Mario Sorrenti à la photographie et Zac Posen aux costumes. 2006, 18min, HD, son.
Notes on a paper plane est un voyage au cœur de l’adolescence et de Harlem comme jamais montré au cinéma.
2007, 20min, HD, son.
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Scène contemporaine : courts métrages
Rosângela Rennó : Vera Cruz (2004)
Choisie pour représenter le Brésil à la 50ème Biennale de Venise en 2003, Rosângela Rennó, née en 1962 à Belo Horizonte, est une figure à part dans le paysage actuel de l’art contemporain. S’appuyant sur un matériau hétéroclite _ photographies d’albums de famille, coupures de faits divers, instantanés de photographes célèbres, archives pénitentiaires ou photos d’identités _ son travail invite à une réflexion sur l’amnésie sociale et la dissolution de l’identité. Son travail a également été montré en France durant le Festival d’Automne 2006, le Vidéodrome de Clermont-Ferrand en 2007, il sera également montré lors du prochain Festival d’Automne.
Le STRIP est heureux de programmer cette année le « film » Vera Cruz de Rosângela Rennó. Évocation de la découverte par les européens du Brésil, alors appelé Vera Cruz. Ce travail vidéo fonctionne à la manière d’un dipositif poétique : écrans blancs, sur lesquels apparaissent sous la forme de sous-titres de faux dialogues des marins portugais arrivant à destination. Reformulé par Renno à partir de la fameuse lettre de Vera Cruz, le texte ou plutôt le sous-titre se voit réévalué en film, en installation cinématographique.
Henry Hills (Première Française)
Réalisateur issu de l’East Village des années 80, il a, dès ses débuts, travaillé en collaboration avec les plus grands musiciens expérimentaux de l’époque, John Zorn, Christian Marclay, (tous trois alors tout jeunes…), ainsi qu’avec les poètes du groupe L=a=n=g=u=a=g=e (Charles Bernstein, Bruce Andrews), des chorégraphes comme Merce Cunningham, des danseuses comme Sally Silvers, il fut enfin et il est encore très lié à Abigaïl Child.
Son travail consiste à reformuler les propositions de la musique, de la poésie expérimentales ou de la danse contemporaine, mais dans son propre langage : ses films ne sont jamais des films sur la danse, sur la musique ou sur la poésie, mais des films de danse, des films de musique, des films de poésie. Sa filmographie est accessible sur le site http://www.henryhills.com/
Electricity (2007) montre Prague à partir des fils électriques rhomboïdaux de ses tramways. La promenade est accompagnée des enregistrement de sons de trams dans la rue comme une musique en boucle. Dans la danse d’architecture, telle un contrepoint, saillit la Tour Zizkov – édifiée par les soviétiques pour bloquer les programmes de la télévision américaine et de la BBC –, visible de presque tous les points de la cité, et qui ressemble à un missile ballistique intercontinental prêt à déclencher une attaque.
Tom Jarmusch (Première Française)
Tom Jarmusch est artiste et réalise des films, des vidéos, des photographies, et utilise également d’autres médias. Il a travaillé avec Robert Frank, Claire Denis, Aki Kaurismaki, Ang Lee, Michael Almereyda et son frère, Jim Jarmusch. Il est acteur dans “ Jhonny Suede ” et dans “ Living in oblivion ” de Tom Dicillo, et dans “ The Golden Boat ” de Raoul Ruiz. Le STRIP est fier de pouvoir cette année encore montrer son travail.
Marie Losier / Guy Maddin (Première Française)
Après avoir fait une rétrospective de Marie Losier lors de la dernière édition, le STRIP, montre cette année sa dernière réalisation, Manuelle Labor (2007) présente deux sœurs, cinq frères, un docteur et deux infirmières dans la miraculeuse naissance d’une paire de main… mais de qui sont-elles ?
Manuelle Labor, 16mm, super 8, Video, N&B, muet, 10 min.
Sebastian Bear-McClard
Nocturne (2007), 13min.
James Clauer
The Aluminum Fowl (2006), premier film réalisé par James Clauer, dresse le portrait atypique de quatre frères vivant dans une ferme avicole de la campagne de Louisiane. Le film, de texture et d’ambiance très riches, montre les obsessions des frères : aliens, musique rap et poulets. L’arrière-fond de violence et pauvreté est omniprésent.
Né à Nashville (Tennessee), il a été le directeur artistique dans Gummo (1997) de Harmony Korine et Above the Below (2003) de David Blaine.
The Aluminum Fowl (2006), Vidéo, couleur, son, 13min.
































