DOSSIER PRESSE STRIP #2

Auteur : strip dans Inclassable, dossier de presse strip 2
Tags: — strip jeu 13 sept 2007 13:15

Paris, septembre 2007

À tous les médias

Le STRIP FILM FESTIVAL est heureux de vous annoncer la tenue de sa deuxième édition, qui se tiendra du 3 au 7 octobre 2007 à la Ménagerie de Verre et au Cinéma Le Brady. Durant cinq jours, sera présentée à un large public une sélection de films qui échappent aux programmations parisiennes, qu’ils soient totalement inédits, qu’ils n’aient jamais été projetés ou bien qu’ils viennent d’être réalisés, qu’ils viennent de France, d’Espagne, du Brésil ou des États-Unis. Nos programmations sont soutenues, notamment, par la société de production d’agnès b., Love Streams agnès b. productions.

La programmation de 2007 est répartie sur l’espace et le temps de quatre villes différentes : Paris, New York, Barcelone, et Rio de Janeiro. À New York et Barcelone le STRIP a choisi dans le catalogue de films du XXème siècle qui, bien que majeurs, sont d’un accès difficile ou de diffusion très restreinte tout autant que dans la scène contemporaine : des films de Amos Poe, Tom Jarmusch, James Clauer, Nemo Librizzi, Sebastian Bear-McClard, Antoni Miralda, Benet Rossell, Jaime Pitarch et une sélection du festival vidéo LOOP. Pour Rio de Janeiro et Paris le STRIP présente une sélection contemporaine : Virgil Vernier, La Rédaction, Rosangela Rennó, Celina Portella et Elisa Pessoa…

Le STRIP #2 espère atteindre son objectif premier : donner à voir à Paris des programmes de cinéma atypiques, pointus et résolument pluridisciplinaires.

Les spectateurs et participants auront l’occasion de rencontrer certains des réalisateurs sélectionnés et des programmateurs d’autres festivals internationaux invités pour l’occasion.

Pour mieux faire connaissance avec le STRIP #2, nous vous proposons dans les pages qui suivent une présentation plus complète du festival, avec sa programmation détaillée.

Pour toute information supplémentaire : Marion Naccache / Marc Audi

stripfilmfestival@gmail.com

Meilleures salutations

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Lieux et dates du festival

Mercredi 3 octobre : La Ménagerie de Verre accueille le STRIP pour une soirée d’ouverture/soirée de projection, au 12/14 rue Léchevin 75011 Paris.

Jeudi 4, vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 octobre : le festival se déroule au Cinéma Le Brady, au 39 boulevard de Strasbourg 75010 Paris.

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Présentation du festival

Pendant cinq jours, du 3 au 7 octobre 2007, le cinéma Le Brady (75010 Paris) et la Ménagerie de Verre (75011) accueillent le STRIP, avec les objectifs suivants :

1. D’une part, ouvrir à un large public de non-spécialistes un catalogue d’œuvres des XXème et XXI ème siècles qui, bien que majeures, sont d’un accès difficile ou de diffusion très restreinte (éloignement géographique, dépôt en fondations privées, accès réservé aux professionnels) ; d’autre part, donner accès à un ensemble de travaux visuels numériques contemporains, finis ou « in progress », démontrant une haute qualité d’écriture et une singularité de mise en œuvre, et permettant au public de saisir l’effervescence artistique actuelle en « temps réel ».

2. Permettre aux travaux et aux œuvres des artistes français d’être repérés et sélectionnés par des organisateurs et des commissaires étrangers en invitant ces derniers à Paris, et de les faire circuler ensuite dans le réseau des festivals et des manifestations internationales dédiés à la création visuelle et numérique, aux films et aux vidéos d’artistes.

3. Favoriser la rencontre physique et la prise de contact directe des organisateurs et des professionnels étrangers avec les artistes français en dehors des relais institutionnels, en invitant les organisateurs à se mettre directement en contact avec ces derniers, lors du STRIP.

4. Initier la création de ponts et de plates-formes d’échanges entre le STRIP et le réseau international des festivals et manifestations dédiés aux vidéos et aux films d’artistes ainsi qu’aux expressions pluridisciplinaires de la production et de la création artistique contemporaine.

5. Proposer une version « nomade » du STRIP, en circulation dans ces lieux internationaux.

6. Réaliser une cartographie dynamique par aires géographiques de ces lieux de diffusion et des soutiens à la production et à la création artistique visuelle et pluridisciplinaire qui prenne en compte les modes d’organisation spécifiques autant que les différents groupes d’interlocuteurs : organisateurs et artistes, les seconds intervenant souvent auprès des premiers ou en tant qu’organisateurs (curateurs, voire, eux-mêmes instigateurs de manifestations).

Le STRIP FILM FESTIVAL est dirigé par Marion Naccache et Marc Audí. Marion Naccache, co-fondatrice et ancienne directrice et programmatrice du festival Paris Underground Film Festival, a établi une cartographie quasi exhaustive ainsi que des liens très serrés avec la scène cinématographique new-yorkaise (Ocularis, Robert Beck, Anthology Film festival, Alliance Française, Location One, Dietch Projects, PS1, etc.) en effectuant, six mois par an depuis 4 ans des séjours de recherche afin de proposer à Paris des programmes inédits présentant la production contemporaine et underground new-yorkaise. Elle effectue également un travail équivalent avec la scène brésilienne de Rio de Janeiro (A Gentil Carioca, Cinema Odeon, Maison française, etc.) dont le festival proposera des travaux vidéo et super 8 jamais programmés en France. Marc Audí vit et travaille entre Paris et Barcelone ce qui lui permet de poursuivre les investigations cinématographiques du STRIP en Espagne où il est en étroites relations avec les festivals de cinéma « underground » et de vidéo barcelonais (comme le LOOP, Flux Festival, l’Alternativa ou l’Xcèntric).

Cette exploration « live » continue dans la seconde édition du festival, pendant laquelle certains des réalisateurs, poètes, danseurs dont les travaux sont programmés, seront présents et interviendront de façon libre au cours des séances.

Le STRIP n’a pas pour vocation de décerner directement des prix et des récompenses, il se veut non hiérarchique. Ce sont les critères de sélection très stricts qui constituent en eux-mêmes une reconnaissance par la profession et dans le champ pratique de la haute qualité et de la singularité des écritures des artistes sélectionnés pour la sélection contemporaine, cette reconnaissance valant comme label international.

Le STRIP FILM FESTIVAL s’est en effet appliqué à se faire connaître des réseaux d’information et d’échanges internationaux. Notre équipe reçoit ainsi une centaine de candidatures d’artistes venant chaque année, de toutes les aires géographiques : Chine, Singapour, Inde, HongKong, Japon, Australie, Pays-Bas, Italie, USA, Grande-Bretagne, Corée, Suisse, Croatie, Roumanie, etc., auxquelles s’ajoutent de nombreuses candidatures françaises.

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Historique du STRIP

L’histoire du STRIP est absolument indissociable de celle du PARIS UNDERGROUND FILM FESTIVAL co-fondé en 2003 et co-dirigé pour ses deux premières éditions par Marion Naccache qui en assurait également l’intégralité de la programmation américaine et participait aux programmes français sélectionnés collectivement.

NYUFF & PIUFF

Le PIUFF s’est situé d’emblée dans le cadre de la dynamique des échanges internationaux, en initiant dès sa création en 2003, un partenariat amical entre PIUFF # 1 et le New York Underground Film Festival, qui s’est traduit par l’invitation de la Directrice de la programmation du NYUFF, Kendra Gaeta. Le New York Underground a ainsi pu réaliser sa première tournée européenne, avec deux passages à Paris durant le PIUFF, une tournée à Londres et à Berlin aménagée dans la foulée.
Quelques mots sur le NYUFF. Abrité dans l’immeuble culte de l’Anthology Film Archives (fondées en 1970 par Jonas Mekas, Jerome Hill, P. Adams Sitney, Peter Kubelka et Stan Brakhage), à l’angle de la 2e Avenue et de la 2e Rue, le NYUFF est dirigé par Kendra Gaeta (Directrice de la Programmation) et Ed Halter (C.E.O.) par ailleurs, critique réputé du Village Voice. Le NYUFF est une manifestation de réputation internationale, considérée comme une référence en matière de vidéos et de films d’artistes hors circuits de production et de distribution commerciale. En outre, il est situé aux avant-postes des festivals européens, américains et asiatiques.

Lors de la première édition, l’enjeu consistait pour le PIUFF, à établir un pont entre Paris et New York, entre les deux scènes contemporaines, afin d’avoir accès « en temps réel » à l’effervescence des créations visuelles et artistiques de chaque côté de l’Atlantique, et afin de stimuler la circulation des travaux et des artistes en mobilisant un canal d’échanges nouveaux.
Le pari a été tenu : PIUFF # 1 a montré au cours de cette première édition, quelques films sélectionnés lors de la dixième édition du NYUFF, en retour de quoi, le NYUFF a fait connaître à son Audíence locale et internationale des travaux de quatre français qui, depuis New York, ont voyagé ensuite vers Liverpool, Berlin, Houston….
Par ailleurs, le PIUFF a lié d’importantes amitiés à New York avec de nombreux interlocuteurs professionnels et un grand nombre d’artistes issus de différentes disciplines.
Tout en poursuivant le partenariat amorcé l’année précédente, PIUFF # 2 avait pour objectif d’initier des liens avec d’autres festivals et manifestations de dimensions internationales afin notamment, d’augmenter sa capacité à faire circuler les travaux sélectionnés. Le dialogue amorcé et engagé avec un certain nombre d’interlocuteurs issus de différents champs disciplinaires et actifs, à divers titres (pratique artistique + organisation d’événements forts) dans des aires géographiques distinctes, s’est avéré totalement efficace.
Par-delà les liens tissés avec le New York Underground Film Festival, le PIUFF s’est rapproché d’autres manifestations new-yorkaises, dont la fréquence de diffusion diffère : alors que le NYUFF est annuel, Ocularis (Brooklyn) et Robert Beck Memorial (East Village) sont hebdomadaires et mensuels. Ces temporalités différentes nous ont permis de saisir au plus près le rythme de diffusion et les modalités de d’expansion de la création contemporaine new-yorkaise. En jouant sur ces différents niveaux (annuel, mensuel, hebdomadaire), le PIUFF estime offrir ainsi une cartographie efficace et actualisée en temps réel de la scène new-yorkaise.
PIUFF # 2 a invité Marie Losier, cinéaste et vidéaste française en poste à New York, curatrice et co-organisatrice des deux manifestations mentionnées ci-dessus, a remporté dans ses bagages des films programmés durant les PIUFF # 1 et # 2, notamment les films de Pierre Reimer, ou Shashwati Talukdar, Tom Jarmusch. Elle à également programmé à l’Alliance Française le long-métrage censuré pendant plusieurs dizaines d’années de Jean-Max Causse (directeur des cinémas Actions qui accueillent le festival depuis sa création) Le Franc-Tireur, donnant enfin à ce film une visibilité internationale bien méritée.
Le PIUFF s’est aussi tourné vers d’autres destinations. Des films de Singapour, d’Australie, du Japon, etc. sont arrivés dès janvier. Si très peu ont été retenus, les contacts avec les réalisateurs ou les maisons de production sont établis et feront l’objet d’une approche plus en profondeur du pays. Ainsi, les films de réalisateurs indiens ont été diffusés l’année dernière. Une ouverture enfin a été créée avec l’Europe de l’Est avec l’accueil de Cosmin Tapu, qui participe à l’élaboration d’une cartographie des scènes underground dans les Balkans.

STRIP #1

Afin d’être en mesure de poursuivre son objectif premier : donner à voir à Paris des programmes de cinéma atypiques, pointus et résolument pluridisciplinaires, Marion Naccache et Marc Audí fondent le STRIP, dans le cadre de la création d’une nouvelle association « Coffee on the Stoop ».
Le STRIP #1 s’est déroulé en deux temps : un premier consacré à la scène contemporaine française, américaine, brésilienne, etc. ; un second, plus historique, dédié aux travaux importants qui ont « fait » l’underground américain. Ainsi lors des programmes antérieurs proposés par Marion Naccache avions-nous montré des films de Rudy Burckhardt, Georges et Mike Kuchar, Rafik, Richard Kern, Andy Warhol ou encore Jack Smith. Le public français a pu ainsi mettre en perspective les productions d’aujourd’hui. Le programme « Underground Legends » du STRIP #1 proposait des films de Samuel Beckett, Maya Deren, Robert Smithson, Charles Atlas, Henry Hills, et Rudy Burckhardt.
La scène contemporaine était représentée par des travaux de poètes (Christophe Hanna, Franck Leibovici), d’artistes plasticiens (Ernesto Neto), vidéastes (Pierre Reimer, Rebecca Dolinsky, Antoine Catala), de réalisateurs (Nemo Librizzi, Ben Russell, Marie Losier, Henry Hills, Tom Jarmusch).
Certains réalisateurs étaient présents lors du STRIP #1, conformément à notre volonté de faire se rencontrer le public parisien et les artistes sélectionnés. Nemo Librizzi, figure du hip-hop underground new-yorkais ayant effectué son apprentissage auprès de réalisateurs tels que Julian Schnabel et Jim Jarmusch pour lequel il occupe le titre tellement prisé de « hang out buddy » au générique de Dead Man, a présenté, pour la première fois en France, son documentaire sur les Crips et Bloods (les deux gangs blacks majeurs qui se partagent l’Amérique depuis les années soixante-dix), Lay Down Old Man. Ben Russell, réalisateur et curateur à Providence New York, qui prépare un tour des Etats-Unis dont le but est de montrer ses programmes d’un bout à l’autre du pays, a pu présenter ses films et puiser dans la sélection du STRIP.
Enfin, des invités de précédents programmes organisés par Marion Naccache ont décidé de revenir par leurs propres moyens l’année dernière, les liens institutionnels se doublant encore une fois d’une solide amitié et d’un intérêt certain pour notre travail, ainsi Marie Losier et Tom Jarmusch étaient à nouveau parmi nous.

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Devenir des films…

Un certain nombre de films des sélections précédentes de Marion Naccache puis du STRIP ont connu un fantastique parcours institutionnel après leur diffusion à Paris. In Order Not To Be There, le film de Déborah Stratman (diffusé lors du premier PIUFF ), a été sélectionné pour la Biennale du Whitney Museum de 2004. The Ontological Cowboy, de Marie Losier, a également été sélectionné par la Biennale du Whitney Museum, pour leur édition de 2006, puis par les festivals de Rotterdam et Berlin en 2007. Les films de Pierre Reimer diffusés par notre équipe en 2003, et notamment Mi Casa, Su Casa (« les ballons roses »), ont également suivi un itinéraire quasi exhaustif dans les événements underground : PIUFF, NYUFF, Liverpool Underground Film Festival, Chicago Underground Film Festival, Festival de Cannes, LOOP Festival à Barcelone…
Enfin, les films de Tom Jarmusch, et notamment Dream et Document, Memory for My friend Bill Rice, bénéficient d’une plus grande visibilité, de sa projection à Paris jusqu’à celle de l’Alliance Française à New York, où ce film a été présenté en « première partie » du cycle Claire Denis, puis au festival Paris-Berlin et au LOOP Festival à Barcelone.
Ces parcours sont évidemment le signe de la qualité des travaux en question, mais également, dans une autre mesure, celui de l’insertion parfaitement réussie du festival dans le réseau international des festivals et manifestations de cinéma underground et de films d’artistes.
Cette année, l’équipe du STRIP a été invitée en tant que commissaire dans deux festivals internationaux, le DIAF à Beijing ainsi que LOOP à Barcelone. Nous pourrons ainsi poursuivre à une échelle internationale notre travail de diffusion de la production cinématographique française.

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Programmes

STRIP-Rio de Janeiro

Celina Portella
Elisa Pessoa
Rosangela Rennó

STRIP-Barcelone

Antoni Miralda
Benet Rossell
Jaime Pitarch (Sélection LOOP FESTIVAL 2007)

STRIP-New York

Amos Poe
Nemo Librizzi
Tom Jarmusch
Marie Losier
Sebastian Bear-McClard
James Clauer

STRIP-Paris
La Rédaction
Virgil Vernier

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STRIP #2 : PROGRAMME

Scène contemporaine : Films de danse à la Ménagerie de Verre
Celina Portella et Elisa Pessoa

Depuis 2001, ces deux artistes développent un projet de vidéos de danse, tournées en super 8 transféré ensuite sur différents supports numériques.
Celina Portella est chorégraphe et danseuse. Elle a étudié le design et les arts plastiques et développe aujourd’hui différents projets incluant plusieurs types de supports : vidéo, performance et danse. Elle est également membre de la Compagnie de Danse de Lia Rodrigues à Rio de Janeiro.
Elisa Pessoa est vidéaste et photographe. Elle a étudié la pédagogie et les arts plastiques et travaille maintenant en tant que monteur. Elle réalise en ce moment un projet d’installations vidéo. Elles travaillent ensemble à des réalisations de vidéo-danse et d’art vidéo depuis 2001. Elles ont participé à plusieurs festivals comme le Rumos Itaú Cultural-SP 2007, le Festival IDN-Barcelona 2007, le Lusovideografia-RJ 2006, le Contemporâneo-RJ 2006, le Festival Dança em foco-RJ 2006, le Festival Frame-Porto 2006, l’exhibition Mostra Incorporações-RJ 2006, le Festival Dança Brasil 2003, etc..

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Underground Legends
Benet Rossell / Antoni Miralda
En présence de Benet Rossell, Cristina Giorgi, et Jaume Xifra

Trop souvent réduit en France à quelques aspects de la movida madrilène de la toute fin des années 1970 et du début des années 1980 (premiers films et court-métrages d’Almodóvar, clips de bandes mythiques comme Alaska y Dinarama, Nacha Pop, etc.), le cinéma expérimental et underground espagnol est riche de films et vidéos qui ne sont presque jamais projetés à Paris et rarement en Espagne.
Historiquement, Barcelone est une ville cumulant plusieurs circonstances particulières qui ont rendu la diffusion du cinéma expérimental très difficile : soumission à la répression politique très lourde du franquisme – notamment dans ses dernières années –, répression linguistique de la langue et de la culture catalanes pendant 40 ans, exil de nombreux artistes et réalisateurs, etc. Mais si la diffusion était très restreinte et même clandestine, la production est riche.
Autour de la Fondation Joan Brossa, du nom du poète expérimental qui a été au centre de presque toutes les dynamiques artistiques et littéraires d’avant-garde à Barcelone depuis les années 1940. Benet Rossell et Antoni Miralda ont été de ces amis brossiens.
Figures emblématiques du groupe des « conceptuels catalans à Paris » dans les années 1960 et 1970 – avec Jaume Xifra et Joan Rabascall, qui seront présents aux séances du STRIP –, Miralda et Rossell ont réalisé ensemble plusieurs films, dont nous présentons cette année une première sélection. Pierre Restany exposait depuis 1967 Miralda et ses petits soldats.
Films d’artiste sur les happenings cérémoniels et anti-militaristes qu’ils ont organisé dans ces années-là, ils ont à la fois une valeur cinématographique et documentaire sur leurs actions dans l’espace public parisien et barcelonais.
Dans París la Cumparsita (1972) la caméra de Rossell suit Miralda qui se promène un soldat blanc énorme sur le dos dans les rues de Paris. Nous sommes très heureux de présenter en première française Boum boum en avant la musique, dont la copie avait été égarée depuis 1974, qui a été projeté pour la première fois ce mois de juin. Miralda en soldat, Xifra en maréchal Foch, Pierre Restany en Madame Clémenceau le cigare au bec. « L’atmosphère que dégage le film est celle d’un doux délire » d’après Restany même, pamphlet ludique et critique, burlesque, féroce contre la guerre. Le Quixon (2001) suit la thématique deux premiers films, critique de la dernière guerre d’Irak. Sur la terrasse de Rossell, Miralda participe à un rituel nocturne et barcelonais de protestation, la cassolada.

París La Cumparsita (1972), vidéo, son, N&B, 25min.
Boum boum en avant la musique (1974-2007), vidéo, son, couleur, 27min.
Le Quixon (2001), vidéo, son, couleur, 5min.

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Scène contemporaine : Virgil Vernier - Ilan Klipper
En présence de Virgil Vernier et Ilan Klipper

Le STRIP est heureux de proposer un gros plan sur le travail documentaire du jeune réalisateur Virgil Vernier qui applique une méthode « à la Wiseman », non plus à l’institution et aux interactions qu’elle produit mais à ce qu’on pourrait nommer une destinée individuelle et collective de la jeunesse des années 2000.
Le STRIP diffusera FLICS, première partie, réalisé avec Ilan Klipper, un film qui se déroule dans une école de police, et CHRONIQUES DE 2005 à propos duquel Vernier affirme : « C’est le portrait de cinq personnages, trois garçons et deux filles, liés par une époque, une ville, une même errance, à la recherche de la lumière… »

CHRONIQUES DE 2005 (2007), vidéo, couleur, son, 84min.
FLICS, première partie (2006), vidéo, couleur, son, 74min.

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Scène contemporaine : La Rédaction
En présence de La Rédaction et Valérie

Le STRIP organise également une lecture/performance du dernier texte de La Rédaction, Valérie.
« Valérie est une jeune femme, modèle photo. Elle a connu une brève période de visibilité publique pour avoir participé à la saison numéro 2 d’une émission de télé-réalité durant laquelle, chaque fin de semaine, elle devait attendre qu’un gentleman célibataire la laisse continuer d’être à l’écran avec l’apparence d’essayer de le séduire. Maintenant elle a passé trente ans et elle désire s’exprimer par écrit : La Rédaction a décidé d’être son nègre. »

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Scène contemporaine : Jaime Pitarch
(LOOP FESTIVAL BARCELONA SELECTION)

Le STRIP a établi un principe de collaboration annuel et réciproque avec le LOOP Festival, qui a eu lieu du 23 Mai au 3 Juin 2007 (www.loop-barcelona.com). Couplé à la LOOP Video Art Fair, événement majeur du calendrier international qui réunit depuis maintenant quelques années des galeries européennes et notamment françaises présentant vidéos et installations vidéo dans un hôtel barcelonais, le LOOP Festival se propose d’occuper de multiples espaces de la ville avec des programmes constitués des commissaires de festivals étrangers. Le STRIP a fait office de délégation française cette année face à un public nombreux.
Le STRIP a sélectionné l’un des artistes barcelonais présent dans les dernières éditions du LOOP, Jaime Pitarch pour une rétrospective de ses vidéos. Il a été également présent dans les dernières éditions de ARCO, de la FIAC, exposé à New York.
Pitarch utilise des éléments fabriqués par l’homme, précaires et souvent en équilibre instable, les démembre, désordonne et reconstruit. La distance entre le premier élément et le deuxième est le plus souvent dysfonctionnelle.

Bubble trap, vidéo, couleur, son, 5min
Dust to dust, vidéo, couleur, son, 26min
Relative vulnerability of an egg in space, vidéo, couleur, son
Domestic action vidéo, couleur, son, 2′14min
Domestic action vidéo, couleur, son, 1′53min
El síndrome de Rec & Pause, vidéo, couleur, son, 3min
Pain Killers. I, vidéo, couleur, son, 3’30min
Invading forces under fire of bombcorn, vidéo, couleur, son, 6’30min

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Underground Legends : Amos Poe
En présence de Amos Poe

Le STRIP est très fier de montrer The Blank Generation (1976) de Amos Poe. Documentaire mythique sur la scène punk new-yorkaise, le film est constitué d’un montage haché de séquences en 16mm sur une musique enregistrée sur cassette. L’effet produit : une totale désorientation. Les techniques : zooms brutaux, angles violents, éclairage aveuglant… Les performances : Talking Heads, Blondie, Ramones, The Patti Smith Group, Debbie, Harry, Television, Tuff Darts… Le lieu : le CBGB, sur Bowery Avenue, lieu d’élaboration du punk et du New Wave américains.
Amos Poe fréquentait le CBGB et a commencé a filmer les concerts à la fin des années 1970, avant que certains de ces groupes ne soient très connus. Notamment The Patti Smith Group, qui dans le film interprète une version fantastique de « Gloria », qui vous donnera envie de sauter, crier, courir dans la salle…
The Blank Generation a capturé, vers 1975-1976, une génération vide, non définie, post-hippie, post-activiste.

The Blank Generation (1976) ,16mm passé à vidéo, N & B, 55min.

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Scène contemporaine : Nemo Librizzi
En présence de Nemo Librizzi

Cette année nous montrons trois films courts de Nemo Librizzi dont nous avions déjà montré Lay Down Old Man, fantastique documentaire sur les Crips et les Bloods lors de la dernière édition du festival. Nemo Librizzi n’a jamais étudié le cinéma, son amour des films l’a cependant conduit à un savoir et une maîtrise inhabituels. Il effectue son apprentissage auprès de réalisateurs tels que Julian Schnabel et Jim Jarmusch pour lequel il occupe le titre tellement prisé de « hang out buddy » au générique de Dead Man. New-yorkais pure souche, Nemo a étudié la philosophie et les religions à l’Université de Columbia, il est une figure du graffiti et de la scène hip-hop new-yorkaise.

Le court métrage expérimental Feline Languor
(1999), réduction à l’essentiel - deux belles soeurs, une localisation poignante (une laverie), et un sublime morceau de musique -, fut tourné dans l’espoir qu’une fois construite, cette formule minimale constituerait un film…

Dans In the Cups, Ivan - un skateur new-yorkais et déménageur - est un ivrogne très démonstratif et même poétique… un contraste très fort avec sa mise quotidienne. Ce film est un enregistrement de sa transformation, une “étude” de ce qui arrive lorsqu’une coupe se vide dans un homme. L’action se déroule dans un décor dépouillé mais élégant. Notre sujet est aidé par des filles pour qu’il n’ait pas besoin de verser lui-même son whisky ou son eau (qu’il ne choisit jamais de toute façon). Bien que non écrit, l’action, au moins par moments, ou même le film vu en sa totalité, entre dans le royaume de la métaphore…

Dans Notes on a paper plane, tourné par Andrij Parekh, une jeune collégienne de Harlem, sommée par sa mère de trouver un travail, finit par vendre des journaux révolutionnaires. Les multiples rencontres avec ses voisins sont l’occasion de voir différentes réactions et autres sermons. À la fin de la journée, confondue par des conseils disparates, Hope ne sait plus si elle veut grandir vraiment…

Feline Languor
1999, 18min, vidéo, son.

In the Cups réunit Mario Sorrenti à la photographie et Zac Posen aux costumes. 2006, 18min, HD, son.

Notes on a paper plane est un voyage au cœur de l’adolescence et de Harlem comme jamais montré au cinéma.
2007, 20min, HD, son.

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Scène contemporaine : courts métrages

Rosângela Rennó : Vera Cruz (2004)
Choisie pour représenter le Brésil à la 50ème Biennale de Venise en 2003, Rosângela Rennó, née en 1962 à Belo Horizonte, est une figure à part dans le paysage actuel de l’art contemporain. S’appuyant sur un matériau hétéroclite _ photographies d’albums de famille, coupures de faits divers, instantanés de photographes célèbres, archives pénitentiaires ou photos d’identités _ son travail invite à une réflexion sur l’amnésie sociale et la dissolution de l’identité. Son travail a également été montré en France durant le Festival d’Automne 2006, le Vidéodrome de Clermont-Ferrand en 2007, il sera également montré lors du prochain Festival d’Automne.
Le STRIP est heureux de programmer cette année le « film » Vera Cruz de Rosângela Rennó. Évocation de la découverte par les européens du Brésil, alors appelé Vera Cruz. Ce travail vidéo fonctionne à la manière d’un dipositif poétique : écrans blancs, sur lesquels apparaissent sous la forme de sous-titres de faux dialogues des marins portugais arrivant à destination. Reformulé par Renno à partir de la fameuse lettre de Vera Cruz, le texte ou plutôt le sous-titre se voit réévalué en film, en installation cinématographique.

Henry Hills (Première Française)
Réalisateur issu de l’East Village des années 80, il a, dès ses débuts, travaillé en collaboration avec les plus grands musiciens expérimentaux de l’époque, John Zorn, Christian Marclay, (tous trois alors tout jeunes…), ainsi qu’avec les poètes du groupe L=a=n=g=u=a=g=e (Charles Bernstein, Bruce Andrews), des chorégraphes comme Merce Cunningham, des danseuses comme Sally Silvers, il fut enfin et il est encore très lié à Abigaïl Child.
Son travail consiste à reformuler les propositions de la musique, de la poésie expérimentales ou de la danse contemporaine, mais dans son propre langage : ses films ne sont jamais des films sur la danse, sur la musique ou sur la poésie, mais des films de danse, des films de musique, des films de poésie. Sa filmographie est accessible sur le site http://www.henryhills.com/

Electricity (2007) montre Prague à partir des fils électriques rhomboïdaux de ses tramways. La promenade est accompagnée des enregistrement de sons de trams dans la rue comme une musique en boucle. Dans la danse d’architecture, telle un contrepoint, saillit la Tour Zizkov – édifiée par les soviétiques pour bloquer les programmes de la télévision américaine et de la BBC –, visible de presque tous les points de la cité, et qui ressemble à un missile ballistique intercontinental prêt à déclencher une attaque.

Tom Jarmusch (Première Française)
Tom Jarmusch est artiste et réalise des films, des vidéos, des photographies, et utilise également d’autres médias. Il a travaillé avec Robert Frank, Claire Denis, Aki Kaurismaki, Ang Lee, Michael Almereyda et son frère, Jim Jarmusch. Il est acteur dans “ Jhonny Suede ” et dans “ Living in oblivion ” de Tom Dicillo, et dans “ The Golden Boat ” de Raoul Ruiz. Le STRIP est fier de pouvoir cette année encore montrer son travail.

Marie Losier / Guy Maddin (Première Française)
Après avoir fait une rétrospective de Marie Losier lors de la dernière édition, le STRIP, montre cette année sa dernière réalisation, Manuelle Labor (2007) présente deux sœurs, cinq frères, un docteur et deux infirmières dans la miraculeuse naissance d’une paire de main… mais de qui sont-elles ?

16mm, super 8, Video, N&B, muet, 10 min.

Sebastian Bear-McClard
Nocturne (2007)

13min.

James Clauer
The Aluminum Fowl (2006), premier film réalisé par James Clauer, dresse le portrait atypique de quatre frères vivant dans une ferme avicole de la campagne de Louisiane. Le film, de texture et d’ambiance très riches, montre les obsessions des frères : aliens, musique rap et poulets. L’arrière-fond de violence et pauvreté est omniprésent.
Né à Nashville (Tennessee), il a été le directeur artistique dans Gummo (1997) de Harmony Korine et Above the Below (2003) de David Blaine.

The Aluminum Fowl (2006), Vidéo, couleur, son, 13min.

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STRIP #2 : COMMUNICATION

1. Le site Internet du festival www.stripfilmfestival.com, est hébergé par le premier site européen de podcasting www.podemus.com. L’internaute peut y trouver la programmation (lieux, horaires, billetteries), des notices sur les films et les auteurs, des liens hypertextes activés qui renvoient à nos partenaires. Réel outil d’information et de communication interactif en direction des cinéastes, du public et des sites partenaires, le site permet également de mettre en ligne, sous la forme de podcasts, les travaux (extraits ou totalités) des artistes programmés au STRIP qui le désirent.
2. L’utilisation des supports presse écrite et radios ainsi que la fabrication de quelques grandes affiches sont, comme l’année dernière prévus.
3. Un listing email (2000) et postal est constitué, et organisé en différentes catégories de personnes devant être présentes lors des deux jours de projection (réalisateurs, artistes, journalistes et critiques, institutionnels, organisateurs de festivals, etc.)
4. Enfin, le festival s’appuiera sur les relais et les supports de communication préexistant aux sites d’accueil : la Ménagerie de Verre, le siège social d’agnès b situé rue Dieu, ainsi que le cinéma où se déroulera, qui usent habituellement de flyers, newsletters, radios et magazines. Ceci permettra de produire une multiplicité d’émetteurs à cet événement.
5. Le festival sera annoncé non seulement par l’équipe du STRIP, mais aussi par l’ensemble des lieux possédant déjà un public acquis et régulier.
6. Un public d’environ 700 personnes est attendu pour cette seconde édition, réparties sur l’ensemble de la manifestation.

Le STRIP entend démontrer une capacité d’autofinancement, en mettant en place une billetterie, ainsi qu’en développant des accords de partenariat et de sponsoring. Son but n’est pas de dégager un quelconque profit mais de donner à voir des œuvres à l’écriture singulière, et qui ne requièrent préalablement aucune compétence de spécialiste.
Le STRIP entend ainsi démontrer que ce type de travaux peut tout à fait intéresser un large public, à condition de lui donner les moyens de s’y intéresser… Le budget peu élevé de notre festival permet à nos partenaires et mécènes d’y participer à la hauteur de financement qu’ils désirent.

Spectateurs
Le STRIP #1 a accueilli près de 600 spectateurs, pendant la soirée d’ouverture à la Ménagerie de Verre et les quatre jours de projections au Cinéma Le Quartier Latin.
La présence soutenue de spectateurs – public en général, réalisateurs, artistes, musiciens, danseurs, programmateurs d’autres festivals et institutionnels – a assuré aux films sélectionnés une visibilité certaine auprès de publics très divers, tant pendant les premières des films inédits en France que lors des rediffusions les jours suivants.

Presse
La tenue de la première édition du STRIP a suscité des annonces dans la presse écrite (Libération, Zurban, À Nous Paris, Le Nouvel Obs, Le Figaro, etc.) ainsi que sur diverses radios (FIP, France Culture, Le Mouv’…) et des médias internet (paris-art.com, lesinrocks.com…).

Informations pratiques

 Les dates :
du mercredi 3 au dimanche 7 octobre 2007

 Mercredi 3 octobre 2007 soirée d’ouverture du STRIP à la Ménagerie de Verre
12/14 rue Léchevin 75011 Paris

 Puis :
Cinéma Le Brady
39 boulevard de Strasbourg 75010 Paris

 Les prix : séance 6 €

 Le blog : check it for updates ! www.stripfilmfestival.com

 Deviens notre ami ! www.myspace.com/stripfilmfestival

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